Il y a quelques semaines, j’ai dévoré le 7e tome des aventures de Cormoran Strike, « The Running Grave », lu en deux jours alors que c’était un pavé de 1200 pages en anglais… Je n’ai pas pu résister à lire durant les vacances de Noël, le tome suivant, « The Hallmarked Man ».
Cormoran Strike et Robin Ellacott sont contactés par une restauratrice qui pense que le cadavre d’un homme retrouvé mutilé dans un magasin spécialisé dans la vente d’argenterie franc-maçonne (!) est son petit ami, qui a disparu du jour au lendemain alors qu’elle était enceinte. Bien que cette femme et son compagnon volatilisé aient des liens avec la famille de son ex Charlotte, Cormoran accepte l’affaire. Le corps ayant été identifié comme étant celui d’un mafieux et n’étant plus disponible pour des comparaisons ADN, les deux détectives doivent donc enquêter pour vérifier s’il s’agit bien du compagnon de leur cliente, ou bien un des quelques individus de même âge et même corpulence ayant disparu au même moment : un mécanicien, un ancien soldat traumatisé ou encore un acteur porno…
Autant le dire directement (et j’avais été prévenue) : alors que le précédent était génial, ce tome-ci a été une déception…je n’ai rien contre les pavés mais il faut qu’ils soient passionnants et que la longueur soit justifiée… là ce livre est long comme un jour sans pain, et l’intrigue, inutilement compliquée, n’est pas des plus réussies… forcément, comme il y a plusieurs « suspects » pour le cadavre, il faut enquêter sur chacun d’entre eux, et l’histoire se noie dans les détails, le nombre de personnages, les sous-intrigues …tout ça pour arriver de manière tarabiscotée à un dénouement qui sort de nulle part et qui n’est pas du tout convaincant. J’ai eu l’impression que Robert Galbraith (JK Rowling) avait fourré au chausse-pied dans cette histoire toutes les idées d’intrigues qu’elle pouvait avoir, avec pour résultat un patchwork mal ficelé et indigeste.
Et en parallèle, même si la relation entre Cormoran et Robin est assez réaliste, je trouve, puisque lui n’a qu’une peur, qu’elle se marie avec son petit ami, tandis qu’elle se méfie du manque de stabilité amoureuse de son collègue, cette tension permanente qu’il y a entre eux dans ce tome, associée aux problèmes personnels de la jeune femme, n’aide pas à rendre le roman plus fluide ou plus attachant.
Bref, même si j’aime beaucoup cette série, et que je serai bien sûr au rendez-vous pour le prochain tome, la chute de température a été violente !
Disponible à date en VO uniquement, 900 pages.



