Dans « Ils n’ont rien vu » d’Andrea Mara, Sive, une jeune femme qui vit habituellement en Irlande avec sa famille, passe quelques jours à Londres avec son mari Aaron, avocat qui a pignon sur rue à Dublin, et leurs trois enfants en bas âge. Ce séjour est l’occasion de revoir les anciens colocataires d’Aaron avec qui il était étudiant une quinzaine d’années plus tôt.
Si Aaron se réjouit de passer du temps avec ses camarades, Sive est moins enthousiaste, devant gérer les enfants, et n’étant finalement pas très proche de Maggie, Nita, Scott et Dave. Et c’est au moment où elle va prendre le métro pour rejoindre son mari et le groupe d’amis que le drame se produit : la rame part avec ses deux filles de six et deux ans à l’intérieur, alors qu’elle est encore sur le quai avec la poussette du bébé. A l’arrêt suivant, la sécurité récupère seulement la petite Bea. Faye, l’ainée, a disparu …
C’était ma première lecture d’Andrea Mara et j’ai vraiment été happée par ce roman, au suspense très réussi, et bourré de faux-semblants et de rebondissements. Cela ne m’a pas empêchée de tiquer sur quelques éléments peu cohérents (prendre le métro avec une poussette et deux autres jeunes enfants alors que l’on a largement de quoi se payer le taxi; ne pas connaître certains éléments importants de la vie de son mari après plusieurs années, a fortiori quand on est journaliste …) et un dénouement (et un nombre de mensonges) que j’ai trouvé tiré par les cheveux.
« Ils n’ont rien vu » n’est pas le thriller le plus crédible que j’ai lu mais l’écriture d’Andrea Mara est addictive et m’a donné envie de découvrir d’autres romans de l’autrice irlandaise.
Publié par Mera Editions en 2024, traduit par Anna Durand, en poche chez Points, 400 pages.



