Après « Amours fragiles », Richelle et Beuriot reviennent avec « Un flic sous l’occupation », dont « Profit garanti » est le premier tome.
La bande dessinée commence avec un home-jacking qui tourne au drame. Les inspecteurs qui enquêtent sur le dossier trouvent que le mode opératoire leur rappelle celui d’un criminel arrêté avant guerre, Lucien Grenier, qui est pourtant normalement toujours en prison … Ils découvrent cependant que celui-ci a été libéré par les Allemands, avec qui il est désormais en affaires …
Cette découverte sème le trouble dans l’équipe d’enquêteurs, et notamment chez l’inspecteur Marsac. Celui-ci commence à jouer un jeu dangereux …
Il n’est jamais évident de parler d’un premier tome, car l’histoire n’a pas pris toute son ampleur et l’on ne connaît pas encore tous les tenants et aboutissants … reste que ce volume a éveillé mon intérêt.
Le dessin est classique, avec des traits clairs au service de l’histoire (même si je regrette que certains personnages se ressemblent un peu)
Une intrigue policière qui se déroule sous l’occupation ne pouvait que me plaire. Ici c’est pour l’instant la facette de la collaboration et du marché noir qui est explorée. L’inspecteur Marsac est particulièrement attachant : un bel homme dont on devine qu’il a un passé trouble et une jeunesse pas facile (la scène avec son père est très évocatrice) et qui bifurque très vite vers les affaires illicites – est-ce pour son profit personnel et pour s’attirer les grâces de la belle Mathilde ? Par dégoût par rapport à sa hiérarchie ? Ou pour d’autres motifs peut-être un peu plus glorieux ?
Hâte de découvrir la suite de l’histoire !
Publié en Octobre 2025 chez Glénat, 56 pages.



