14 Juillet – Benjamin Dierstein

Dernier tome de la trilogie après « Bleus Blancs Rouges » et « L’étendard sanglant est levé », « 14 juillet » de Benjamin Dierstein est un vrai feu d’artifice, entre la joie que m’a procurée cette lecture et la multitude de bombes qui explosent en France en 1982 et les années qui suivent.

On y retrouve les personnages qui nous ont tant fait vibrer dans les deux précédents tomes, Jacquie Lienard qui fait désormais partie de la cellule antiterroriste, Marco son rival depuis l’école de police, Gourvennec le flic infiltré passé du côté obscur de la force, ou encore Vauthier le mercenaire reconverti dans le monde de la nuit …

En France, c’est la gueule de bois : ça pète de partout, l’économie est fragile, les personnages que l’on suit depuis le début vont bien morfler dans ce troisième tome où la violence semble polarisée entre la Corse et le Liban. C’est une époque que je n’ai pas ou peu connue et si l’on semble aujourd’hui parfois être nostalgique de ces années 80, Dierstein ne nous vend pas du rêve : terrorisme, délinquance, mafias, complots, début du sida … avec les gros titres de journaux qui rappellent étrangement ceux de notre époque, quarante ans plus tard (immigration, racisme, banlieues en déroute, islamisme, antisémitisme …)

La conclusion est une bonne grosse claque, et clôture en beauté (ou en laideur ?) cette trilogie de 3000 pages qui m’a happée du début jusqu’à la fin. Une réussite complète ! 

Publié en 2026 chez Flammarion, 880 pages.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *