La Lumière et les Ténèbres – Bret Anthony Johnston

Nouveau roman de Bret Anthony Johnston dont j’avais apprécié « Souviens-toi de moi comme ça » , « La Lumière et les Ténèbres » nous entraîne au Texas en 1993.

Deux adolescents se rencontrent dans la petite ville de Waco. Roy est le fils du shérif local. Jaye vient d’arriver de Californie avec sa mère : celle-ci a tout quitté pour suivre Perry Cullen, dit « L’Agneau », entraînant sa fille avec elle. Toutes deux vivent maintenant dans le domaine où est installée la communauté qu’il dirige. Roy et Jaye tombent très vite amoureux. Mais la tension monte et le FBI se prépare à prendre d’assaut la communauté.
J’étais très curieuse de lire un roman inspiré de la tragédie de Waco, où près de cent personnes ont trouvé la mort, et je trouvais intéressant d’aborder ce drame via une histoire d’amour, impliquant de plus un local sans rapport avec la secte.
Si je me suis attachée aux deux adolescents, je n’ai pas été totalement convaincue par ce roman. La construction, qui alterne entre le point de vue de Roy, celui de Jaye, et un podcast, n’aide pas à donner de la fluidité au récit. Mais c’est surtout que j’ai trouvé que l’on restait en surface du fonctionnement de la secte mais aussi en surface du drame.
Bien que Jaye vive dans la secte, elle y reste peu de temps, semble évoluer en périphérie de ce qu’il s’y passe. Jamais je ne me suis sentie en immersion (et c’est d’autant plus prégnant après avoir lu « The Running Grave » de Robert Galbraith dont cet aspect était particulièrement réussi)
Même chose pour l’assaut du FBI : on comprend mal l’engrenage qui le provoque, et surtout (ce qui est complètement fou) c’est que cela devient un siège ayant duré … 51 jours ! Or je trouve que l’on ressent peu la longueur, la folie, l’enfermement …
Le roman passe à mes yeux trop vite sur tout : l’histoire d’amour, la secte, le siège … sur un sujet aussi intense et dramatique je m’attendais à plus de profondeur, à plus d’émotions aussi.
La fin est belle mais m’a semblé peu crédible.
Même si le roman est bien écrit, mes attentes étaient fortes et n’ont pas été comblées par ce que propose l’auteur.
Publié en Avril 2026 chez Albin Michel, traduit par Charles Bonnot, 400 pages.

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