Les Fils de la Poussière – Arnaldur Indridason

J’ai découvert Arnaldur Indridason il y a une dizaine d’années et j’ai lu quasiment tous ses livres – il ne me reste plus que la Trilogie des Ombres ! Même si je n’ai pas été totalement convaincue par tous les ouvrages de la série (« Étranges Rivages » est mon préféré!) , je ne manquerais pour rien au monde une enquête de l’inspecteur Erlendur et j’ai toujours été intriguée par le fait que les deux premiers tomes n’aient pas été traduits, le premier livre paru étant en fait le tome 3 ! Je me suis donc jetée sur « Les Fils de la Poussière » puisque c’est le tome 1 de la série, enfin traduit en français !

Daniel, patient schizophrène d’un hôpital psychiatrique, se suicide sous les yeux de son frère Palmi. En parallèle, les coéquipiers Erlendur et Sigurdur Oli enquêtent sur le meurtre d’un homme d’un certain âge qui a été brûlé vif chez lui. Il s’avère que la victime était un ancien professeur de Daniel…

L’idée sur laquelle est basé ce livre est vraiment excellente, et j’ai été très intéressée par cette histoire qui remonte jusqu’aux années 60 et à une « classe de cancres » qui avait soudainement obtenu des résultats scolaires exceptionnels. Une partie de l’enquête est menée par Palmi, un bouquiniste  d’une trentaine d’années et je me suis vraiment attachée à ce personnage dont la vie personnelle a été très impactée par la maladie mentale de son frère Daniel.

On sent que « Les Fils de la Poussière » est le premier roman d’Arnaldur Indridason car les personnages d’Erlendur et de Sigurdur Oli ne sont encore qu’esquissés, même si on apprend doucement à les connaître. Ils ne sont d’ailleurs pas sur le devant de la scène, puisque Palmi a un rôle très important dans le déroulement de l’enquête.

Si l’histoire en elle-même m’a passionnée – je tournais les pages avec avidité – la dernière partie du livre ne m’a pas totalement convaincue (même si la dernière scène m’a émue) : j’ai trouvé que le personnage du « méchant » était assez caricatural et que les portes s’ouvraient avec beaucoup de facilité… quant à l’anticipation, je pense qu’elle ne m’aurait pas dérangée si ce livre avait été le premier d’Arnaldur Indridason que je lisais, mais connaissant la suite de la série, elle m’a rendue perplexe !

Même si j’ai plusieurs bémols-mais il faut bien se mettre en tête que c’est le premier roman d’Arnaldur Indridason – j’ai pris beaucoup de plaisir à lire « Les Fils de la Poussière » et je n’ai qu’une hâte : que le second tome de la série soit traduit!

Publié en Octobre 2018 aux éditions Métailié, traduit par Eric Boury, 304 pages.

16e lecture de la Rentrée Littéraire de Septembre 2018.

6 commentaires sur “Les Fils de la Poussière – Arnaldur Indridason

  1. Bonjour Eva, malgré tes bémols, je vais lire ce roman rien que pour le plaisir de revoir Erlendur. J’ai lu tous les romans d’Indridason sauf le Livre du roi. Il y a du bon et du moins bon malgré tout. Etranges rivages est aussi mon préféré. Bon dimanche.

    1. j’ai détesté le Livre du Roi ! oui, il y a du bon et du moins bon, mais Erlendur est vraiment attachant! j’ai eu des échos mitigés sur la Trilogie des Ombres mais je la lirai quand même !

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