Et la vie reprit son cours – Catherine Bardon

Après « Les Déracinés » et « L’Américaine », voici le troisième volume de la saga familiale des Rosenheck, écrite par Catherine Bardon : « Et la vie reprit son cours ».

Ruth, la fille de Wilhelm et Almah, après quelques années passées aux Etats-Unis et en Israël (un épisode raconté dans « L’Américaine ») revient s’installer en République Dominicaine pour y élever sa fille Gaia. Un séjour de son meilleur ami Arturo va avoir des conséquences imprévues puisque la jeune femme va enfin trouver l’amour dans l’entourage de celui-ci. Ce troisième tome est l’occasion de voir les personnages évoluer dans les années 60 : Ruth, Gaia, mais aussi Almah, qui va être rattrapée par son passé, ou encore Lizzie, l’amie de Ruth qui, elle aussi revient sur son île natale.

Les destins des personnages sont moins liés à la Grande Histoire que dans le premier tome : certes, de nombreux événements importants parsèment le récit (guerre des Six-Jours, assassinat de Martin Luther King…) mais c’est plutôt les trajectoires individuelles qui sont ici mises en avant : construction d’une famille recomposée, découverte de ses origines, retrouvailles avec un premier amour, instabilité mentale…

Je n’ai pas retrouvé, en lisant ce troisième tome, l’enthousiasme que j’avais eu à la lecture des « Déracinés » – il faut dire que ce livre associait un contexte historique très riche à la découverte de la République Dominicaine, il y avait donc une vraie originalité et un souffle romanesque qui m’ont manqués dans les tomes suivants – mais la saga a atteint sa vitesse de croisière, et j’ai pris plaisir à retrouver des personnages que Catherine Bardon a pris le temps de développer, et auxquels je me suis attachée. Si je n’ai pas eu de coup de cœur, j’ai néanmoins trouvé cette lecture plaisante, bien menée, et bien écrite,  et je serai donc bien sûr au rendez-vous s’il y a un quatrième tome, pour prendre des nouvelles des membres de la famille Rosenheck et de leur entourage.

Publié en Mai 2020 chez Les Escales, 352 pages.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *