Embrasser l’Inconnu – Aurélie Delahaye

C’est l’épisode du podcast « Le Chemin des Rêves », animé par Claire, dans lequel Aurélie Delahaye est invitée, qui m’a donné envie de lire « Embrasser l’Inconnu », son premier livre.

Au début de ce récit autobiographique, Aurélie travaille dans une société qui organise des animations théâtrales pour des grandes entreprises. Bien que le théâtre soit l’une de ses passions, avec l’escalade, et que l’ambiance au travail soit plutôt chaleureuse, la jeune femme sent qu’elle n’est pas à sa place, que sa vie professionnelle, et par ricochet, sa vie tout court, manque de sens. Après un bref passage dans une start-up, qui la fait se sentir vide et malheureuse, elle quitte son travail et son appartement et prend deux billets d’avion, l’un pour Berlin, l’autre pour Lisbonne, tout en ayant en tête de monter un projet « pour rendre les gens heureux ».

Elle va découvrir la solitude, l’inconfort, mais aussi des citoyens engagés, éclairés, le plaisir de se nourrir sainement, la singularité, l’entraide, la chaleur humaine… tout en montant le projet « Ordinary Happy People », avec des portraits photos et écrits de gens croisés dans la rue,et également des « actions-sourire » dans les métros ou les quartiers d’affaire.

Revenue en France après un détour à San Francisco qu’elle retrouve déshumanisée par son succès économique, elle décide de partir sur les petites routes de France, au volant de « Ramdam », ‘un ancien camion de pompier aménagé…

Quel beau livre lumineux ! Aurélie Delahaye a pris une décision courageuse : celle d’arrêter un mode de vie qui ne lui convenait pas, et de se donner le temps et les moyens de se (re)découvrir et de trouver ce qui la rendait vraiment heureuse. Pour cela, il a fallu qu’elle remette en cause le socle de son éducation, basé sur le travail, l’obéissance, et passe outre les attentes de ses parents et de la société. Elle a décidé de se faire confiance, de suivre son instinct, de provoquer sa chance, de travailler sur sa peur du futur et du manque…mais aussi d’aller vers les autres, avec une attitude ouverte, curieuse et positive.

Tout n’est pas rose dans ce livre, il y a des moments de découragement, des constats inquiets sur le monde qui nous entoure, mais aussi de très belles rencontres, de l’entraide, de la confiance et, comme le dit elle-même l’autrice, « le bonheur et la liberté » au bout du chemin.

Une bouffée d’oxygène et d’énergie positive qui donne envie de découvrir les livres suivants d’Aurélie Delahaye, « Donne-moi la main, Menino » et « Tu veux vraiment t’installer à la campagne? ». 

Publié en 2019 chez Anne Carrère, en poche chez Pocket. 

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