Après « L’Ange de Munich » et « Les Démons de Berlin », le troisième tome de la série de Fabiano Massimi, « Le Pacte de Venise », nous entraîne dans la cité des Doges.
L’histoire commence en 1934, alors que Mussolini et Hitler se rencontrent en public sur la place Saint-Marc. A cette occasion, Siegfried Sauer, qui est là pour exécuter les deux hommes, se retrouve impliqué dans une mystérieuse affaire qui touche à la vie privée de Mussolini, qu’il voit se rendre sur l’île de San Clemente.
Siegfried va découvrir ainsi que le Duce a eu une femme cachée, Ida Dalser, ainsi qu’un fils, et qu’il a décidé de se débarrasser des deux …
Curieux polar que celui-ci. Ce qui le rend intéressant est son contexte historique, basé sur des faits réels, une affaire à la fois folle et terrible. Ceci étant dit, la façon de mener l’intrigue, et la construction du roman sont extrêmement bizarres.
Tout va très vite, et malgré une affaire extrêmement secrète, Siegfried et ses compères trouvent des solutions en un claquement de doigt, avec une facilité déconcertante.
Il y a comme deux romans en un, avec une partie qui se déroule en 1934 à Venise avec Siegfried puis une autre en 1942 à Milan avec un autre protagoniste, un commissaire italien (dont le personnage est d’ailleurs très attachant). Tout est un peu décousu, avec des épisodes parfois peu compréhensibles …
Je me suis même demandé s’il n’y avait pas eu des coupes de l’éditeur tant les enchainements sont parfois bizarres.
Malgré quelques bonnes idées, c’est une lecture qui m’a laissée perplexe …
Publié en Avril 2026 chez Albin Michel, traduit par Renaud Temperini, 504 pages.



