Café Engel – Anne Jacobs

Rien de tel qu’un roman d’Anne Jacobs pour conjurer une petite panne de lecture. Après la série de la Villa aux Étoffes et celle du Manoir Oublié, j’ai découvert le premier tome de Café Engel, lu quasiment d’une traite.

Située en 1945 à Wiesbaden, l’intrigue se déroule dans un café tenu par Else Koch et sa fille Hilde, où se sont pressés pendant des années musiciens et chanteurs de l’Opéra voisin. La mère espère le retour de son mari et de ses deux fils, envoyés au front. La fille aimerait revoir un jour le prisonnier français dont elle est tombée amoureuse, et qu’elle a aidé à s’enfuir il y a quelques mois … Alors que les Américains entrent dans la ville et que la guerre se termine, mère et fille entendent bien redonner au Café Engel son éclat passé…
C’est à nouveau toute une saga que met en place Anne Jacobs. Autour du Café s’établit tout un microcosme, entre les membres de la famille Koch, les musiciens, les locataires de l’immeuble au-dessus de l’établissement, les Américains…
Les pages se tournent toutes seules, j’ai enchaîné les chapitres comme j’enchaînerais les épisodes d’une série. Malgré la période et malgré les événements dramatiques qui sont évoqués, l’ambiance reste assez légère, et ce sont plutôt les relations sentimentales qui prennent le pas sur les malheurs. Avec la fin de la guerre, c’est l’espoir qui prime: on saisit les opportunités, on cherche une vie meilleure, on essaie de reconstituer les familles et les couples qui ont été séparés …
Ce n’est pas de la grande littérature mais c’est accrocheur et addictif, et j’ai bien sûr envie d’enchaîner avec le tome suivant ! 
En poche chez HarperCollins, traduit par Corinna Gepner, 512 pages.

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