Viva – Patrick Deville

 

J’avais découvert Patrick Deville avec « Peste et Choléra », Prix Fnac 2012, dont j’avais apprécié l’écriture et l’humour, même si le personnage principal, Yersin, était un peu trop terne à mon goût pour que je sois vraiment enthousiaste. Cette fois-ci, Viva nous emmène au Mexique, qui fut une plaque tournante artistique et politique dans les années 30 et 40.

Le récit s’articule principalement autour de deux hommes: Trotsky, qui s’y réfugia en 1937 avant d’y être assassiné en 1940, et Malcolm Lowry, l’auteur de « Au-dessous du volcan », qui y vécut également en 1936-1937. Mais on y croise également Frida Kahlo et Diego Rivera, Arthur Cravan, Tina Modetti, André Breton ou Antonin Artaud…
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C’est un livre que j’ai trouvé intéressant et érudit, et on sent que Patrick Deville est passionné par les thèmes qu’il aborde, et par les personnages qu’il évoque. Il semble très bien connaitre le Mexique, a rencontré le petit-fils de Trotsky, Maurice Nadeau l’éditeur d' »Au-dessous du volcan » (que je n’ai pas – encore- lu)…
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Patrick Deville
J’ai beaucoup appris lors de cette lecture, qui fourmille de faits historiques et d’anecdotes. J’ignorais quasiment tout de la vie de Trotsky, à part qu’il avait été tué à coup de piolet au Mexique, et ai été passionnée par ce que j’ai lu: sa fuite de pays en pays, son talent reconnu d’écrivain, sa famille quasiment entièrement décimée par Staline, son séjour tumultueux au Mexique où il aura une liaison avec Frida Kahlo… Patrick Deville évoque également son meurtrier, Ramon Mercader, qui semble avoir eu une vie assez particulière, d’ailleurs relatée dans « L’homme qui aimait les chiens » de Léonardo Padura, qu’il faudra que je lise un jour, tout comme son nouveau roman « Hérétiques ». Les passages sur Malcolm Lowry m’ont moins accrochée car je ne connais pas son oeuvre, mais le destin d’Arthur Cravan m’a interpellée : neveu d’Oscar Wilde, il sera boxeur et poète, avant de disparaître au large du Mexique sans qu’on retrouve jamais son corps.
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C’est un livre qui n’est pas évident à lire et qui nécessite de la concentration, car il foisonne en personnages, qui ne sont pas tous forcément connus du grand public, et en histoires entremêlées. Lire « Viva » ne m’a pas été facile, mais je ne regrette pas d’avoir persévéré.
36e contribution au Challenge 1% rentrée littéraire 2014 organisé par Hérisson et 6e % validé!

Publié aux Editions Seuil le 21 août 2014, 217 pages.

8 commentaires sur “Viva – Patrick Deville

  1. je l'ai beaucoup aimé aussi, il n'est pas très facile d'accès mais on apprend beaucoup de chose.
    depuis j'ai envie d'en savoir davantage sur Frida Kahlo et les autres artistes de l'époque, la révolution mexicaine et surtout sur Trotsky. un ami l'ecteur m'a suggéré "L'homme qui aimait les chiens" pour Trotsky

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