« Le Glouton » d’AK Blakemore est inspiré d’une histoire vraie, celle de Tarare, un jeune Français né au XVIIIe siècle qui resta dans les annales pour son appétit insatiable entraînant nombre d’histoires assez horribles …
Le livre débute dans un hôpital où Sœur Perpétue est mandatée pour s’occuper d’un mystérieux homme menotté au lit. La religieuse est très mal à l’aise vis-à-vis de ce patient au sujet duquel elle a entendu des choses terrifiantes : il mangerait tout ce qui lui passe sous la main, y compris des enfants … L’homme, nommé Tarare, décide de lui raconter son histoire…
J’ai adoré le début, avec ce huis-clos à l’hôpital, et cette relation qui se noue entre Tarare et Sœur Perpétue. La première partie laisse envisager un drame psychologique, une histoire d’emprise qui pourrait très mal tourner entre la religieuse et le patient …
J’ai été également bien accrochée par le récit de l’enfance de Tarare. La plume d’AK Blakemore est évocatrice et j’ai apprécié sa façon de mettre en place situations et personnages. C’est quand la bande de saltimbanques est intervenue dans l’histoire que j’ai commencé à décrocher … même si j’aime la facette picaresque du récit, je n’ai plus vraiment réussi à me passionner de nouveau pour ce qui était raconté …
Je pense aussi que j’ai été déçue par le fait que la relation entre Sœur Perpétue et Tarare n’est pas aussi exploitée que ce que laissait envisager le début du roman. C’est dommage car cette relation avait du potentiel, et j’aurais vraiment aimé que l’autrice l’alimente.
Même si « Le Glouton » m’a globalement intéressée, a fortiori parce qu’il s’y passe toujours quelque chose, je suis restée sur ma faim … un avis mitigé mais je m’intéresserai à ce que l’autrice publiera après ce premier roman, car le sujet était bien trouvé.
Publié chez Globe en Janvier 2025, traduit par Françoise Adelstain, en poche chez 10/18, 360 pages.



