Avant « Les morts ne chantent pas », je n’avais jamais lu d’ouvrage de Jussi Adler Olsen pour la simple et bonne raison que j’ai vu les adaptations en film de toutes les premières enquêtes du Département V !
J’ai donc une bonne connaissance des six premiers livres, mais pas des quatre suivants… cela ne m’a pas empêchée de lire sans difficultés ce onzième tome, que l’auteur danois a écrit avec Line Holm Nielsen et Stine Bolther, deux journalistes, même s’il m’est impossible de vous dire si cette écriture à six mains a une incidence sur le style ou la construction du roman,
Le roman commence dans les années 80, où un enfant se fait martyriser par des camarades du même âge…Retour en 2023, où Carl, l’ancien chef du Département V, est mis en présence d’une information capitale. Il y a quelques années, un homme âgé s’était donné la mort après avoir tenté de tuer sa femme très malade. Mais ce qui avait donc été considéré à l’époque comme un « meurtre de compassion » puis un suicide est complètement remis en cause par la découverte d’un enregistrement de téléassistance qui n’avait jamais été pris en compte : on y découvre qu’il y avait un tiers avec le couple, et que le suicide était donc un meurtre … Le département V va donc rouvrir ce dossier, alors qu’une nouvelle inspectrice, une Franco-Danoise nommée Héléna Henry, rejoint l’équipe.
Contrairement aux enquêteurs, le lecteur sait rapidement qui est le meurtrier, et quelles sont ses motivations. Le suspense est donc plutôt lié à la résolution du crime par le Département V, dans une course contre la montre pour comprendre qui se cache derrière cette affaire complexe, aux multiples ramifications. Drôle de roman, d’ailleurs, où les victimes sont finalement aussi antipathiques, voire peut-être même plus, que le meurtrier.
Le polar est plutôt classique, avec les allers-retours entre les années 80 et la période actuelle, mais très fluide et agréable à lire, les pages se tournent toutes seules. L’intrigue est pimentée par l’arrivée de cette nouvelle enquêtrice, qui semble elle-même cacher quelque chose, et qui ouvre un nouvel axe narratif.
Un roman policier qui n’a rien de révolutionnaire mais qui a le mérite d’être bien tourné et de donner envie de lire le tome suivant !
Publié en Mars 2026 chez Albin Michel, traduit par Caroline Berg, 600 pages.



