Ame brisée – Akira Mizubayashi

Cela faisait longtemps que j’avais envie de lire « Âme Brisée » d’Akira Mizubayashi, en ayant entendu le plus grand bien.

A Tokyo en 1938, un quatuor de musiciens amateurs se réunit pour répéter – un Japonais, Yu, et trois étudiants chinois. Un jour, les soldats débarquent pour les arrêter. Rei, le fils de Yu, assiste, caché dans une armoire, à toute la scène et voit le violon de son père être brisé. Un lieutenant qui le découvre dans sa cachette, le sauve et lui remet le violon. C’est la dernière fois que Rei voit son père …
Plusieurs décennies plus tard, Rei, qui a été adopté par un ami français de son père, s’appelle désormais Jacques et exerce la profession de luthier dans les Vosges …
« Âme brisée » est un livre élégant, très bien écrit, empreint de références artistiques – œuvres musicales comme picturales. Je comprends donc qu’il ait plu.
De mon côté, si cette lecture a été très agréable, j’ai quand même trouvé qu’elle était un peu trop « feel good », à l’image d’un conte. Je ne veux pas dévoiler l’intrigue mais il y a une histoire de rédemption familiale, et Rei retrouve en sus un personnage de son passé qui va lui remettre un objet précieux qui était en sa possession depuis soixante ans …
 
Tout est un peu exagéré, en termes de hasard, de temporalité, de « tout est bien qui finit bien et tout est pardonné »,
C’est une belle histoire pleine d’émotions, sur le souvenir, la transmission, la rédemption aussi, mais je m’attendais à quelque chose de plus subtil et j’ai été un peu déstabilisée par le côté parfois presque naïf de ce récit.
 Publié en Août 2019 chez Gallimard, en poche chez Folio, 256 pages.

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