Les Aiguilles d’Or – Michael McDowell

Après avoir lu toute la série des Blackwater, j’ai retrouvé Michael McDowell pour « Les Aiguilles d’Or ». 

L’histoire se déroule en 1882 à New York, où l’on fait la connaissance de deux familles. Les Stallworth vivent dans les beaux quartiers: la colonne vertébrale de cette famille est une lignée patriarcale et conservatrice, qui s’organise autour du grand-père, juge, du fils pasteur, et du gendre, avocat ambitieux.
Quant aux Shanks, ils habitent dans le « Triangle Noir », quartier interlope où l’on trouve pléthore de voleurs, drogués, prostituées, catcheuses (!)… sans parler des tripots et des fumeries d’opium. A l’inverse des Stallworth, c’est une famille de femmes dirigée par Lena, la grand-mère immigrée allemande, officiellement prêteuse sur gages, accompagnée par son aînée faussaire et sa cadette faiseuse d’anges…

Quel bonheur de lecture ! J’avais bien aimé Blackwater, même si j’avais des bémols, mais j’ai eu un coup de cœur pour celui-ci (qui n’appartient pas du tout au genre fantastique), que j’ai trouvé bien meilleur !

Dans une ambiance cinématographique à mi-chemin entre le Gangs of New York de Scorcese et le Sweeney Todd de Tim Burton, l’auteur m’a happée avec cette fresque riche en rebondissements et surprises, merveilleusement bien écrit – il n’a pas son pareil pour décrire décors et situations, et la galerie des personnages qu’il a créés est absolument fabuleuse: des personnages hauts en couleur, fouillés sur le plan psychologique, qui ne se font pas de cadeaux…

L’histoire est aussi sombre que les bas-fonds de New York, et cette lecture est absolument jouissive! Une excellente surprise !

Publié en Octobre 2023 chez Monsieur Toussaint Louverture, traduit par Jean Szlamowicz, 520 pages.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *