Après avoir lu la série « Blackwater », « Katie » et « Les Aiguilles d’Or », j’ai enchainé avec un autre roman de Michael McDowell, « Lune froide sur Babylon ».
L’histoire se déroule dans le Sud des Etats-Unis, non loin de là où est située l’intrigue de « Blackwater ». Un jeune couple, Jim et Jo-Ann Larkin, se noie accidentellement dans le Styx, le fleuve local. C’est la mère de Jim, Evelyn, qui va donc élever leurs enfants, Jerry et Margaret, sur l’exploitation agricole familiale, qu’elle gère en ayant du mal à joindre les deux bouts. Un soir, Margaret, qui a désormais quatorze ans, ne rentre pas à la maison…son corps, ligoté à son vélo, est retrouvé quelques temps plus tard dans le Styx.
Le livre est prétexte à nous présenter toute une galerie de personnages, la plupart étant des notables de la petite communauté locale : le shérif Hale et sa fille pom-pom girl Belinda, le banquier James Redfield et ses deux fils Nathan et Ben, la principale du lycée Ginny Darrish et son mari avocat Charles…un microcosme, basé sur les grands stéréotypes de la culture américaine, dans lequel se mélangent duperie, avidité, sexe, violence, et commérages…
« Lune froide sur Babylon » est un roman très noir, teinté de scènes fantastiques et horrifiques. C’est peut-être la facette fantastique qui m’a le moins convaincue, même si elle illustre la Némésis de l’histoire, l’horreur de certains épisodes (la scène de l’agression de Margaret, par exemple, est particulièrement effrayante) étant à mes yeux suffisante.
J’ai lu avec plaisir ce livre, bien écrit et bien construit, avec quelques scènes très marquantes et autres trouvailles narratives, mais il m’a moins enthousiasmée que « Katie » ou surtout « Les Aiguilles d’Or ». Peut-être parce que l’histoire, circonscrite à une petite ville, limite le souffle romanesque de l’ouvrage? parce que l’on se débarrasse vite des personnages attachants? ou peut-être parce que l’intrigue n’est finalement pas très originale, basée sur des ressorts et des antagonismes déjà vus, tandis que le motif de l’eau rappelle « Blackwater ».
Une bonne lecture, mais j’en attendais plus de la part de Michael McDowell. Je ne manquerai cependant pas de lire « L’Amulette », nouvelle réédition de l’œuvre de l’auteur américain.
Publié chez Monsieur Toussaint Louverture, traduit par Hélène Charrier et Gérard Coisne, 460 pages.




Bonsoir Eva, une histoire très noire et très gothique. J’ai aimé. Et je viens de me procurer l’Amulette. Bonne soirée.
Bonne lecture de l’Amulette !
Rebonjour Eva,
Je viens de chroniquer L’amulette, c’est quelque chose. Que de morts!!! Toutes horribles!!!
Bonne journée.