Le Code Twyford – Janice Hallett

En début d’année, j’ai lu et adoré « La Cagnotte » de Janice Hallett. J’avais donc envie de découvrir d’autres romans de l’autrice britannique et je me suis donc procuré « Le Code Twyford ».

Le roman est composé de la retranscription d’environ deux cents fichiers audios qu’un ancien détenu, Steven Smith, a enregistré sur l’IPhone que son fils lui a procuré, à destination d’une certaine Maxine. En raison d’une sérieuse dyslexie, Steven n’a jamais vraiment appris à lire avant de recevoir une formation adaptée en prison. Maintenant qu’il maîtrise la lecture, cela lui rappelle un incident qui a marqué sa scolarité : à 14 ans, alors qu’il était dans une classe spécialisée pour élèves en difficulté,  il avait trouvé un livre d’une célèbre autrice jeunesse, Edith Twyford, dans un bus. L’enseignante qui s’occupait de la classe, Miss Iles,  leur en avait lu des passages, qui avaient fasciné les cinq élèves. Elle avait alors organisé une excursion à Bournemouth, où se trouvait la demeure de la romancière, puis avait disparu…

Dans les fichiers audio, Steven partage sa conviction que les romans d’Edith Twyford comportent des codes, liés à des sujets d’espionnage et à la Seconde Guerre mondiale…il évoque également sa jeunesse dans un milieu défavorisé, élevé par son grand frère Colin, avant d’être embarqué à l’adolescence dans une organisation criminelle…

J’étais vraiment ravie de découvrir ce roman, et je m’attendais à l’adorer, malheureusement, j’ai vite déchanté. Déjà, la retranscription des fichiers audio se fait parfois en phonétique, ce qui ne facilite pas la lecture… au bout du trentième « épi » ou « Yahvé » (au lieu de « y’avait »), je n’en pouvais plus!

Si j’ai aimé l’idée qu’Enid Blyton (puisque c’est le modèle sur lequel est créé Edith Twyford) ait mis des codes dans ses ouvrages, j’ai trouvé que l’intrigue était beaucoup trop emberlificotée et partait dans tous les sens. J’ai aimé dans « La Cagnotte » que Janice Hallett joue avec son lecteur, mais là, elle joue beaucoup trop, et surtout beaucoup trop longtemps, pour la bonne compréhension de l’histoire et pour mon plaisir de lecture.

J’ai trouvé le livre assez poussif et embrouillé, même la fin ne m’a pas semblé très claire, et le rebondissement « coup de théâtre », trop tardif, et trop expédié, ne m’a pas convaincue.

Bref, ce roman pour lequel j’avais mis la barre très haut est finalement un rendez-vous manqué et une déception ! 

Publié en Mai 2022 chez Denoël, traduit par Cécile Leclère, en poche chez Folio, 464 pages.

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