La Pleureuse – Camilla Läckberg

Inconditionnelle de cette série de Camilla Läckberg dont j’ai lu tous les tomes (je regarde même l’adaptation TV, a fortiori parce que c’est Grégory Fitoussi qui joue Patrick…), j’attendais un nouveau livre depuis « Le Nid du Coucou » en 2024.

Comme les livres précédents, « La Pleureuse » se déroule à Fjällbacka, station balnéaire estivale qui ne compte qu’environ mille habitants hors saison (au bout du douzième tome, il serait bon d’enquêter sur l’effroyable ratio nombre de crimes/habitants de cette bourgade…)
On y retrouve comme d’habitude le couple Patrick-Erica, lui inspecteur, elle autrice de romans policiers, ainsi que tout leur entourage – leurs quatre enfants, la mère de Patrick, la soeur d’Erica et son mari…
La famille Rudberg ouvre en grandes pompes son restaurant gastronomique, trente ans après le drame qu’elle a vécue : leur fille Sofie, alors adolescente, a disparu après une soirée et n’a jamais été retrouvée. On ne sait même pas si elle est morte ou toujours vivante. Le commissariat local reçoit une visite inhabituelle : une dame âgée s’accuse du meurtre de son mari, qu’elle aurait empoisonné trente ans plus tôt. Alors que la victime doit être exhumée pour vérifier la cause de la mort, un deuxième squelette est retrouvé dans la tombe…celui de Sofie.
J’ai lu ce roman quasiment d’une traite, tant l’intrigue était addictive. Il y a quelque chose de très confortable à lire cette série de Fjällbacka et on sent que l’autrice se fait plaisir. L’ambiance de cette série est un vrai bonheur, et Camilla Lackberg, qui excelle à traiter des cold cases, a su agrémenter le casting habituel avec des personnages ayant tous un lien avec la jeune Sofie, dont ses meilleures amies de l’époque, Ellen, qui a depuis épousé Gabriel, le demi-frère de Sofie ; Magdalena, médecin revenue pour soigner son horrible mère.
J’ai été moins convaincue par la fin : Camilla Lackberg en fait des caisses, et c’est tellement gros que j’ai même dû relire plusieurs fois une phrase pour être sûre qu’il n’y avait pas d’incohérence majeure. Et plus on avance dans la résolution du crime, plus on en découvre, jusqu’à plus soif. Ce thriller souffre d’une tendance à l’inutilement compliqué, que l’on retrouve malheureusement souvent dans ce genre littéraire…
En revanche, le cliffhanger est totalement fou – je pense que Camilla Lackberg veut VRAIMENT que l’on lise le tome suivant, car elle n’y va pas avec le dos de la cuillère…je serai donc bien sûr au rendez-vous pour un treizième tome!
Publié en Octobre 2026 chez Actes Noirs, traduit par Susanne Juul et Andreas Saint Bonnet, 480 pages.

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