Étranges Rivages- Arnaldur Indridason

 

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Après « Le Duel », chroniqué récemment, il me restait un seul policier d’Arnaldur Indridason à lire : « Etranges Rivages ». Tout juste sorti en poche, ce roman a une place particulière dans la série « Erlendur » puisque le récit ne se passe pas lorsque l’inspecteur islandais est en service, mais pendant un séjour dans son village natal.

Quand il était enfant, alors qu’il était parti en promenade avec son père et son petit frère, Bergur, une tempête terrible avait eu lieu, les séparant. Si Erlendur et son père avaient pu être sauvés, Bergur n’avait jamais réapparu. Depuis, Erlendur vit avec la culpabilité du survivant, et est fasciné par les histoires de disparition. En 1942, soixante soldats anglais avaient également été pris dans une tempête. Finalement, tous avaient été retrouvés, qu’ils soient morts ou vifs, mais une jeune femme, Matthildur, avait elle aussi disparu lors de cette tempête, sans jamais réapparaître. Erlendur décide de mener une enquête tout à fait officieuse, en remuant le passé et interrogeant les rares protagonistes encore en vie.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Erlendur dans un contexte non-professionnel et aux prises avec ses vieux démons, dans une atmosphère de doutes et de cauchemars récurrents. Le principe de l’enquête dans le passé lointain est intéressant et l’intrigue est bien ficelée, même si j’ai trouvé les méthodes d’Erlendur parfois un peu extrêmes- ce qui peut tout de même s’expliquer par son implication personnelle et par son passé de policier.Ce roman montre une facette plus personnelle et familiale d’Erlendur, qui mène l’enquête en solitaire, sur les lieux du drame qui a marqué son enfance, et que l’on revit grâce aux flash-backs. Pour ceux qui connaissent bien la série, la boucle sera bouclée, pour ceux qui n’ont jamais lu un roman d’Arnaldur Indridason, il vaut sans doute mieux commencer par un autre livre, car « Etranges Rivages » est vraiment un roman à part dans la série – et c’est encore mieux si on les lit dans l’ordre chronologique, le premier sorti en France étant « La Cité des Jarres ».

C’est un très bon roman, une valeur sûre pour ceux qui aiment les thrillers.

Publié chez Métailié en 2013 , traduit par Eric Boury, 299 pages, existe en poche chez Points

C’est ma participation au challenge de Miss Leo « Le Mélange des Genres », dans la catégorie Roman noir/policier/thriller.

9 commentaires sur “Étranges Rivages- Arnaldur Indridason

  1. Je viens de le terminer et j'ai beaucoup aimé également ! C'est vrai qu'il est un peu limite parfois Erlendur, dans ce volume… Cette habitude d'ignorer les questions des gens qu'il dérange 😉
    Mais un très bon livre pour les fan de la série !

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