7 Femmes – Lydie Salvayre

 salvayre
4 coeurs

« 7 femmes » est un livre que j’avais commencé en Décembre sur les conseils de Marjorie…et que j’ai perdu en même temps que « De braves garçons » de Patrick Modiano. J’ai donc dû le racheter et ne l’ai fini que début Mars…

 Lydie Salvayre – dont je n’ai toujours pas lu « Pas Pleurer », dont le titre est d’ailleurs emprunté à Marine Tsvetaeva- évoque donc 7 femmes écrivains ou poètes qui l’ont marquée, par leur oeuvre comme par leur attitude : Emily Brontë, Djuna Barnes, Sylvia Plath, Colette, Marina Tsvetaeva, Virginia Woolf, Ingeborg Bachmann. Je les connaissais toutes de nom, mais sans forcément bien connaitre leur histoire et on sent la passion de Lydie Salvayre pour ces femmes qui l’ont inspirée, qui l’ont accompagnée dans sa vie personnelle à des moments clé, comme elle le mentionne en trouvant le bon équilibre, pour donner une touche personnelle au récit sans jamais s’incruster lourdement.
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Pas besoin finalement de connaitre ces femmes ou leur oeuvre pour appréhender ce livre, écrit d’une belle plume alerte et tendre. A part Colette qui aura eu toute sa vie un comportement épicurien, aura reçu amour et soutien et aura connu le succès et la reconnaissance de son vivant, les autres auront eu pour la plupart des vies difficiles et des destins tragiques, et n’auront été reconnues comme artistes majeures qu’après leur décès.

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Lydie Salvayre donne vraiment envie de se plonger ou se replonger dans leurs oeuvres, il y a notamment de très beaux passages sur « Orlando« , qui est l’un de ses romans préférés. Le fait que les chapitres soient relativement courts donne du dynamisme à l’ensemble, je suis quand même restée un peu sur ma faim au sujet de Virginia Woolf, que j’ai trouvée survolée et vite expédiée, même si le chapitre reste intéressant. Celle qui m’a le plus touchée est Marina Tsvetaeva, rejetée par les russes blancs, broyée par les communistes, dont le talent ne sera reconnu ni en France en exil, ni en URSS. Mais le talent à travers cette série de portraits semble intimement lié au malheur, à la folie, à l’inceste, la dépression, l’alcoolisme, le suicide.Un beau document sur sept figures féminines majeures de la littérature, qui donne envie de les (re)découvrir.

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Publié le 4 Avril 2013 aux Editions Perrin, 230 pages. Existe aussi en poche chez Points.

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