Le parfum de ces livres que nous avons aimés – Will Schwalbe

3 coeurs

Sous ce titre qui hésite entre l’émouvant et le mièvre-j’ai trouvé bien plus réussi le titre original « The end of life book club »-se cache un hommage de Will Schwalbe à sa mère aujourd’hui décédée, et à la littérature. C’est un document que j’ai lu dans le cadre du Prix ELLE.

La mère de Will Schwalbe est atteinte d’un cancer du pancréas- pour l’accompagner de manière plus agréable pendant sa chimio et ses derniers mois de vie, pour dialoguer sans forcément que ce soit lié à la maladie, pour créer un lien privilégié avec sa mère, l’auteur fonde avec elle un club littéraire à deux: ils vont lire ou relire les mêmes livres, puis en discuter. C’est l’occasion pour eux d’évoquer les événements de la vie, des épisodes familiaux et également mieux se connaitre.
Grâce à ce document, j’ai pu découvrir de nombreux romans que je ne connaissais pas (à part « Sa Majesté des Mouches », « Suite Française », les romans de Khaled Hosseini, et autres Bilbo le Hobbit, rare étaient les livres dont j’avais entendu parler) et que j’ai désormais envie de lire. Mais finalement, même si j’ai été touchée par l’utilisation de la littérature pour créer des liens entre une mère et son fils et tenter d’améliorer le quotidien en puisant de la force, c’est surtout le portrait de Mary Ann Schwalbe qui m’a interpellée: bien sûr, Will Schwalbe écrit avec tellement de tendresse et d’admiration pour sa mère qu’il y a parfois un manque de distance et que l’on frôle l’hagiographie, mais il faut dire que sa mère est assez extraordinaire. Elle a non seulement eu une carrière prestigieuse à Harvard et Radcliffe mais s’est également fortement investie dans des projets humanitaires concernant les réfugiés, partant en mission dans les Balkans, au Moyen-Orient ou en Afrique. L’un de ses derniers projets était de mettre en place une bibliothèque en Afghanistan.Le thème m’a donc beaucoup plu, j’ai été également touchée par la façon dont Will Schwalbe raconte le quotidien d’une personne confrontée à la maladie de sa mère (quelles questions poser ou ne pas poser, que communiquer à l’entourage, réaliser ou pas des projets quand ils peuvent nous éloigner de la personne mourante… )et j’ai aussi été admirative et fascinée par cette femme qui a su mener de front vie familiale, vie professionnelle et vie humanitaire. J’ai néanmoins trouvé qu’il y avait quelques longueurs dans le récit, et j’ai parfois éprouvé un peu d’ennui lors de ma lecture. Il n’empêche que cela reste un livre touchant et agréable, et quand même une jolie surprise apportée par le Prix ELLE.

15 commentaires sur “Le parfum de ces livres que nous avons aimés – Will Schwalbe

  1. Je l'ai quasiment terminé…et franchement, la mère est un mélange de Mère Thérésa et Superwoman….mais j'attends de le terminer pour savoir ce que j'en pense vraiment. Mais comme toi je préfère de très loin l'original au titre traduit….

  2. Je m'attendais à adorer ce livre parce qu'il parle de livres (et ce fut le cas) mais ce livre m'a aussi surprise car j'ai été fascinée par la vie de cette femme. Je ne m'attendais pas à ressentir une telle fascination et un tel respect pour quelqu'un dont je n'avais jamais entendu parler.

  3. J'ai arrêté parce que j'étais presque écœurée de tant de perfection comme devant un gros gâteau à la crème : c'est bon au début et puis on n'en peut plus : la famille parfaite a fini par me lasser! 😉

    1. oh la la aucun risque… (il sera peut-être écrivain mais je ne le vois pas écrire un livre ou il y a "maman et moi" toutes les 3 lignes…je ne l'encouragerai pas dans ce sens 😉 Je suis loinnnnnnnnnnn de la femme parfaite de ce livre 😉

    1. je pense que le ressenti sur ce livre dépend énormément du vécu…les personnes qui ont connu une situation similaire semblent avoir beaucoup plus accroché

  4. Je ne suis pas aussi enthousiaste que toi Eva, le côté mièvre a pris le dessus, et m'a agacé. Comme Galéa et Anne, le côté mère theresa, I am so perfect, m'a gonflé, et en ayant connu une situation familiale similaire, je n'ai pas accroché, même si bien sur, certains passages sont nécessairement touchants

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