J’ai dû rêver trop fort – Michel Bussi

J’ai découvert Michel Bussi il y a quelques années avec « Un avion sans elle », que j’avais trouvé bien ficelé, avec un dénouement inattendu et réussi. Si je n’ai pas lu d’autres romans de l’auteur depuis, j’ai vu l’adaptation télévisée de « Maman a tort », qui m’a bien plu, et j’ai entendu également beaucoup de bien de « Nymphéas Noirs » qui est dans ma PAL…

C’est pour ça que j’étais ravie d’être conviée à la soirée de lancement du dernier roman de l’auteur, « J’ai dû rêver trop fort », et d’avoir la possibilité de rencontrer Michel Bussi et de découvrir ce nouveau livre.

Nathy est hôtesse de l’air, mariée à Olivier et mère de deux grandes filles. Lorsqu’elle reçoit son planning pour le mois, Montréal-Los Angeles-Jakarta, elle se rend compte que c’est exactement l’enchaînement de voyages qu’elle avait fait vingt ans auparavant, en 1999. C’est sur le vol pour Montréal qu’elle avait rencontré Ylian, un musicien pour qui elle avait eu un coup de foudre. Et les coïncidences se poursuivent puisque l’équipage est exactement le même qu’à l’époque…

J’avais un a priori positif sur ce roman, et je devais être d’humeur plutôt guimauve au moment de la lecture car cette histoire de coup de foudre et de passion interdite m’a au début plutôt plu, et j’étais intriguée par toutes ces coïncidences, je me demandais où Michel Bussi voulait emmener son lecteur et quels seraient les rebondissements qui transformeraient le récit en un véritable thriller…

Las, si j’ai trouvé le début relativement frais, j’ai rapidement déchanté et commencé à rouler des yeux. Je n’avais pas accroché au style d’écriture de Michel Bussi lors de ma lecture d' »Un avion sans elle », et sa plume ne m’a pas plus convaincue dans ce nouveau roman – ce qui ne m’aurait pas vraiment dérangée si le récit avait été efficace… malheureusement, j’ai enchaîné les longueurs, les chapitres improbables, ou les épisodes traités de façon trop lapidaire et superficielle et j’ai fini par ne plus comprendre où voulait en venir l’auteur. J’étais néanmoins  curieuse de savoir comment il allait réussir à relier les deux époques et à introduire ces fameux twists qui sont sa marque de fabrique…

L’un des rebondissements aurait pu être une bonne idée s’il avait été bien développé, en revanche, le deuxième – et le plus important! – est hélas…abracadabrantesque! Je n’y ai pas cru une seconde, et j’étais dépitée…tout ça pour ça ! 

C’est dommage, je pense que Michel Bussi vaut beaucoup mieux que cette histoire bâclée et pas plausible pour un sou…je lirai très certainement « Nymphéas Noirs », en revanche je ne pense pas lire son prochain roman, sauf si une personne de confiance m’assure que l’auteur a retrouvé de l’allant …

Merci aux éditions Presse de la Cité pour ce roman et pour la très réussie soirée de lancement, et à Léa Touch Book.

L’avis de Nicole

Publié en Février 2019 aux éditions Presse de la Cité, 480 pages.

19e lecture de la Rentrée Littéraire de Janvier 2019.

6 commentaires sur “J’ai dû rêver trop fort – Michel Bussi

  1. Il semblerait que j’ai bien fait d’arrêter de le lire depuis un moment… Mais je garde un excellent souvenir d’un avion sans elle et des nympheas.
    Il faudrait peut être qu’il arrête de publier un livre par an…

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