Une faiblesse de Carlotta Delmont – Fanny Chiarello

1 coeurs

« Une faiblesse de Carlotta Delmont » faisait partie du premier colis que j’ai reçu de ELLE dans le cadre du Prix Littéraire. C’est le roman ayant passé les sélections de Septembre.

L’intrigue était alléchante : au sommet de sa gloire, en 1927, une cantatrice disparaît.
S’est-elle enfuie ? A-t-elle été tuée par son amant ? Est-elle retenue contre son gré ? Est-ce une mise en scène ? Le monde entier bruisse de rumeurs. Deux semaines après, Carlotta Delmont réapparaît. Elle payera très cher, au niveau personnel, comme professionnel, ce besoin d’oxygène.
J’ai apprécié la construction originale de ce roman : le récit est en effet raconté à travers des coupures de journaux, des lettres, des extraits de journal intime, et même une pièce de théâtre. C’est également une réflexion sur la condition des femmes, pour qui on tolère beaucoup moins que pour les hommes les incartades sentimentales et le besoin de liberté. Deux semaines de fuite en avant détruiront toute une vie de travail acharné, que Carlotta avait minutieusement construite depuis son adolescence.  Une vie où professionnel et personnel se mêlaient puisque son imprésario était aussi son compagnon, et son partenaire de scène aussi son amant, et qui avait fini par l’étouffer.
Mais malgré ces points intéressants, j’ai trouvé que l’avancée du roman souffrait d’un côté scolaire et artificiel et que les personnages manquaient d’incarnation, et me suis graduellement désintéressée du sort de Carlotta Delmont.
J’ai eu des échos très laudatifs d’un autre roman de la sélection de Septembre qui n’a pas passé la sélection, « Adèle et moi » de Julie Wolkenstein, et suis curieuse de le comparer au livre de Fanny Chiarello. Je m’y plongerai dès que j’aurai un moment.

 

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